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Peu après la fondation de la paroisse
Saint-Philippe de Néri, en 1902, le curé s'adressa aux religieuses de
Saint-André en vue de la création d'une école.
C'est en 1905 que celles-ci font
l'acquisition d'un terrain entre la chaussée de Boendael et l'avenue de
l'Hippodrome et adjacent à celui de la STIB. A l'époque, le
déménagement du dépôt des trams était à l'ordre du jour et l'école
espérait s'agrandir de ce côté. Ce déménagement fut différé d'année en
année et finalement après l'installation des bus à Delta, il ne fut plus
question de transfert.
Au début de l'année 1906, les travaux sont
commencés par les entreprises J. De Knoop d'après les plans de
l'architecte Théry. Ils se déroulent d'un bon train puisque en octobre
1906 déjà s'ouvre l'externat mixte, Les deux écoles, Sainte-Alice pour
les filles et Saint-André pour les garçons, comptent alors 60 élèves.
La population scolaire s'accroît
rapidement et en 1909 les deux écoles comptent respectivement 250 élèves
à l'externat de Sainte-Alice et 99 dont 41 internes au pensionnat de
Saint-André. Un an après, en 1910-1911, la grande chapelle, toute en
hauteur est construite en style néogothique, Durant la guerre, en 1914,
une partie des bâtiments sert d'hôpital militaire; en 1916 trois
religieuses sont arrêtées et emprisonnées, et, en 1918 les religieuses
sont expulsées et les classes sont réparties dans des maisons du
quartier.
Entre 1925 et 1960, des agrandissements
successifs se font dans la direction du boulevard Général Jacques:
maison du numéro 72 et jardins de plusieurs immeubles entre les numéros
72 et 100. Ces nouveaux espaces ne formaient pas un tout, ni un plan
très régulier.
En 1969, l'internat est fermé et les
chambres sont transformées en classes.
Pour ses 80 ans, l'école Saint-André se
rajeunit: réunion des différents bâtiments par des passerelles,
construction d'un préau couvert, adaptation des installations à la
mixité, aménagement d'un réfectoire insonorisé en sous-sol. Ces
agrandissements donnèrent à l'école, outre de nouvelles classes, des
terrains de jeu, une salle de fêtes, des laboratoires de sciences et de
langues et des bureaux administratifs. Un ancienne chapelle est scindée
en deux: la salle d'études ou de conférences garde les lignes ogivales
sur ses murs blancs et la bibliothèque, grâce aux vitraux et aux arcs de
sa longue nef, fait songer aux "libraries" anglaises.
En 1999, l'école s'est étoffé d'une
nouvelle salle multimédia équipée de 14 ordinateurs. Enfin, grâce à
l'appui d'un généreux mécène, un nouveau laboratoire de langues
modernes vient d'être inauguré.
Par ailleurs, au cours du siècle dernier,
notre école s'est adapté à l'évolution de la société en créant de
nouvelles structures et de nouvelles sections. En résumé, voici quelques
dates qui jalonnent l'histoire de notre école.
1925: création
d'une section "humanités anciennes"
1939: les sections
"moyennes" et le cycle "supérieur" sont remplacés par une section
technique commerciale"
1959 : création
d’une section "latin-sciences".
1963 : création
d’une section "humanités modernes" en remplacement de la section
"commerciale" (cycle inférieur).
1968 : Remplacement
de la section "technique commerciale" par la section technique “ langues
modernes ” (cycle supérieur).
1971 : Création
d’une section "latin-mathématique", au cycle inférieur et création
d’une section "scientifique B", au cycle supérieur.
1976
: Fusion
de l'école fondamentale Saint Philippe Néri (garçons) avec l'école
fondamentale Saint-André (filles)
1978 : Passage
progressif à l’enseignement rénové et création de nouvelles options :
Mathématique (7 h), histoire (4 h), , français (6h), italien (4h)
, espagnol (2h et 4h), sciences économiques (4 h) ….
1980 :
Fusion-scission des sections de l’enseignement général et des
sections de l’enseignement technique et création de deux
écoles d’enseignement général uniquement: le 1er degré d’observation
autonome (DOA) et les 2e et 3e degrés.
1993 : Les
Religieuses de Saint-André se retirent des missions d’enseignement et
d’éducation à Ixelles. Le lien avec l’Eglise est, depuis ce jour,
assuré par la présence de représentants de l’Archevêché
Malines-Bruxelles à l’ASBL, propriétaire des bâtiments.
1998 :
Fusion du 1er degré autonome et des 2e et 3e degrés en un seul
établissement.
Eh oui, il approche à grands pas !!
Et comme nous en parlions lors de la dernière réunion des anciens,
Françoise Labio (la fin des sixties) me relatait l’un ou l’autre de
ses souvenirs, de ceux qui font les bons moments de nos réunions.
Je vous en livre deux :
« En quatrième, nous avions, comme prof de sciences, une célibataire
qui devait nous en apprendre un peu sur les systèmes de
reproduction… Nous n’en savions certainement pas autant que les
élèves du même âge aujourd’hui, mais elle était encore plus
embarrassée que nous, c’est dire…
Donc, nous avons cours la première heure de l’après- midi. Notre
classe se trouvait au premier étage, et le bureau de Mère Marie
était juste en face, ce qui garantissait un certain calme. Le
premier prof du matin et de l’après-midi prenait les présences.
J’avais ouvert le cahier de présences et j’avais disposé dessus un
encrier renversé, tout aussi factice que la grosse tache d’encre qui
s’en échappait. Cette innocente plaisanterie était destinée à donner
une petite sueur froide au prof de sciences juste avant qu’elle se
prenne une seconde petite chaleur en nous expliquant le sujet du
jour…
La porte s’est ouverte, Mère Marie est entrée et j’ai passé un
mercredi après-midi en retenue…
J’aimais bien madame D’Anna qui me le rendait bien. Malheureusement,
j’étais très bonne en orthographe, et je dois reconnaître que je
pigeais tout assez rapidement. Elle ne devait donc pas beaucoup
s’occuper spécifiquement de moi. Il fallait que cela change !!! J’ai
donc décidé que je ferais celle qui n’a rien compris à l’accord des
verbes pronominaux, et elle s’est acharnée à me les faire entrer
dans la tête. Je n’ai évidemment jamais osé lui dire que c’était
uniquement pour capter son temps, mais, bizarrement, aux
examens, bien que censée ne rien comprendre, j’accordais sans
problème tous les participes ! »
Et vous, vous en avez certainement aussi des tas de souvenirs de vos
années à Saint-André ?! Alors, vite à vos plumes, pour que le
centenaire soit digne de son nom, il nous en faut…
des centaines !
Par courrier : Institut Saint-André
av. de l’Hippodrome,180
1050 Bruxelles
Par courriel : marmich.beckers@belgacom.net
L’année touche à sa fin, n’oubliez surtout pas de renouveler votre
cotisation !!!
Marinette Beckers
Vite à vos greniers, nous comptons sur vous !
Elle a pour but de maintenir et favoriser les contacts entre l'Institut
et les anciens élèves. Sa réunion annuelle de novembre rassemble tous
les anciens et spécialement les années jubilaires de cinq en cinq ans.
Cotisations annuelles : revue de l'école
Promotions sorties entre 1998 et 2003 : 8 euros
Cotisation ordinaire : 10 euros
Cotisation de soutien : 12 euros et plus
Numéro de compte : CCP 000-0132568-66 |